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Abri BV Vesdre (Pepinster)

(Documents Emile Coenen et Franck Vernier)       

 ( photos Georges Huygen)

 

Petite description de l'abri BV Vesdre.

 intervalle Becco-Vesdre

 

Cette casemate est implantée à flanc de colline au lieu dit « Louhaut ».

 

 

 Cet endroit est à proximité du tunnel de la ligne de chemin de fer Verviers - Liège. Elle est encastrée dans la colline, au pied de laquelle coule la rivière dont elle porte le nom. (La Vesdre )

 

 

 

 

BV Vesdre est construit par l'entrepreneur Henri Wuidar domicilié à Wandre. Les travaux ont débuté le l5 janvier 1935 et se sont terminés le 1 juin 1935 pour un coût total de l36000frs.

 

 

La casemate Vesdre est à deux étages. Un sentier, créé dans la colline, mène à l'entrée qui se fait par l'étage supérieur.

 

 

 

 

 

 

L'entrée, creusée dans la roche, est un sas muni des deux portes déjà citées.

 

 

L'entrée

 

 

Le sas, les deux portes ont disparues

 

 

Après ce sas, on trouve le local du phare ainsi que le puits de la cloche de guet

 

 

 

 

 

 Le puits de la cloche de guet

 

 

 

 

le local de la mitrailleuse Maxim, placée sur un affût F.R.C., et un créneau pour un F.M, celui-ci est orienté pour tirer sur le débouché du tunnel de chemin de fer

 

 

Exemple de support FRC (Fonderie Royale des Canons)

Abri VM 6

 

 

 

 

Un porte voix

 

 

Une des prises d'air du local FRC

 

 

Gaine lance grenades

 

 

Du puits de la cloche, des échelons descendent vers l'étage inférieur,

A ce niveau, trois locaux sont aménagés.

 

 

Le premier est la chambre de tir du canon de 47 mm sur son affût de casemate et l'emplacement de l'issue de secours.

 

 

 

 

Exemple d'un canon de 47 mm sur son affût

Musé du cinquantenaire à Bruxelles

 

 

 

Vue sur la Vesdre et le pont de chemin fer

 

 

La sortie de secours

 

 

Le second est en fait le W.C.

 

 

et le troisième le local du ventilateur.

 

 

La conduite de ventilation et accès au local de détente

 

 

 

 

Vestige d'une applique murale

 

 

Cette casemate est aussi reprise comme observatoire du fort de Tancrémont et est donc fortement modifiée en 1939.

 

 

Vue partiel de l'abri

 

 

 Le créneau pour un F.M

 

 

Issue de secours de l'abri

 

Elle  est raccordée au réseau électrique suite à l'adoption d'un nouveau type de phare.

 

La route quelle protège contre I' irruption est fermée par un double barrage de câble. Mais, dans les tiroirs de l'administration communale de Cornesse sommeille un vieux projet. Pour supprimer le passage à niveau qui traverse cette route, l'administration songe à en modifier le tracé ou â en construire une nouvelle. Un événement inattendu va permettre la concrétisation de cette idée.

En 1936, le chômage fait déjà des ravages. Pour l'enrayer, le Ministre du Travail de l'époque, Monsieur Henri de Man, propose d'employer des chômeurs à des tâches bien déterminées. Son plan consiste â entreprendre des grands travaux d'ordre public. Le plan est accepté et il porte même le nom du ministre. Celui-ci conçoit aussi l'office de Résorption Économique et du Chômage. L'administration communale de Cornesse en profite pour ressortir son ancien projet.

 

 

 

 

Une des deux bornes à câbles, subsistant encore

 

 

 

 

La seconde, cachée dans le bas côté de la route

 

Ce projet étant accepté, la nouvelle route est entamée mais ne fait pas que des heureux. Les propriétaires des terrains sur lesquels passe cette route sont forts réticents à les vendre. Au niveau militaire, le changement d'orientation de la route oblige la Défense Nationale à réétudier l'action des armes de la casemate et l'ancienne obstruction routière n'est plus efficace. A l'endroit le plus étroit de cette nouvelle route, un barrage de barrières spéciales en acier, appelées « élément C » ou « barrière Cointet », est mis en place. Au travers de la ligne ferroviaire, un obstacle antichar constitué de tétraèdres est prévu.

 

 

 

 

Élément C ou Barrière Cointet

 

Ils n'arriveront jamais, La Défense Nationale estime que la barrière du passage à niveau est insuffisante pour bloquer un véhicule. Le 8 janvier 1938, la Société Nationale des Chemins de Fer renforce cette barrière. Cette nouvelle obstruction coûte 2.940 francs. L'étude du nouveau champ de tir des armes de la casemate est terminée. II s'avère que la maison du garde barrière gêne considérablement le tir et rend impossible l'action du canon sur l'obstruction routière barrant la seconde route. Il est donc ordonné de démolir cette maison. Seulement pour pouvoir la détruire, il faut que la Défense Nationale en devienne propriétaire. Elle le deviendra à la fin de 'été 1939.

Voila ceci était une petite description de l'abri contre-irruption

BV-Vesdre

 

Pour plus d'informations sur la PFL, rendez vous sur le site du CLHAM

http://www.clham.org 

 

ou procurer vous les livres

La position fortifiée de Liège

Les abris de la P.F.L. 1, 2,3 et 4

 

 


Posté le 01/04/2008 | 25 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Paque au château de Eyneburg

« Réveil du Printemps » -

 

c´est le titre et l´idée générale d´une grande fête au château idyllique à Hergenrath pendant les jours de Pâques. Le « Réveil du Printemps », qui tombe cette année exactement sur le début de la nouvelle saison, sera organisé en collaboration avec l´agence Hermida & Stromann et sera sans doute l´évènement le plus remarquable, le plus riche en couleurs et le plus important que les vieilles murailles ont jamais vu.

Et pour cause !

À partir de Pâques, le Château Eyneburg démarrera avec un nouveau concept une nouvelle époque pleine de fêtes extraordinaires et cela pas seulement dans le domaine du Moyen Age. L´équipe du château travaille d´ores et déjà à toute vapeur sur de nombreux projets en même temps, avec un but : la nouvelle Eyneburg. Les changements vont du logo, du marketing, de la mise en place d´infrastructures appropriées jusqu´à la conception d´idées toutes nouvelles concernant le programme de l´année. Au centre de toutes ces réflexions se trouve aujourd’hui l´idée de la diversité et de la joie. On attend l´arrivée du printemps avec impatience en tant que point de départ d´un nouveau développement qui a pour but de faire du château un des centres les plus importants dans les domaines de la musique, de la culture, du tourisme et des loisirs dans l´ensemble de l´Euregio. Le passé  et le présent se rencontreront dans une ronde de fêtes exceptionnelles, du tournoi de chevaliers jusqu´à la nuit cubaine.

Notre publique ne seront plus seulement les amis du Moyen Age, mais tous les visiteurs – petits ou grands – qui sont fascinés par les vieilles murailles et qui y viennent soit pour une excursion scolaire ou y célébrer leurs mariages ou bien leurs fêtes d´anniversaire, ceux qui participent avec enthousiasme aux marchés, aux tournois, aux manifestations de musique, aux expositions de toutes sortes et qui avec leur soutien nous permettrons de conserver cet édifice historique exceptionnel.

Pâques – fête du printemps, de la lumière, de l´espoir, de la résurrection et de la vie éternelle – pourrait-il y avoir un meilleur moment pour ce départ vers un nouvel avenir ? Le « Réveil du Printemps » - manifestation de réouverture officielle après le tournage du film « Les enfants de Timpelbach » - montrera l´énorme potentiel, qui se cache dans ce château du 13ème siècle ainsi que ses possibilités en tant que partenaire idéal pour toutes sortes de manifestations  toutes tailles.

 

Un spectacle immense, magique et multicolore avec un programme varié attend les visiteurs du vendredi jusqu´au lundi de Pâques. Les attractions sont tellement nombreuses que l´on ne peut guère les citer tous. Seront de la partie entre autres:

Ingo, le diacre avec ses animaux; Suheila, la danseuse en habit fantastique; Zündor, tout feu tout flamme pour tout ce qui brûle ; Petronius Paternoster, le conteur et joueur de marionnettes ; Tamino, sacré gaillard du Moyen Age et en une personne jongleur, fakir, comédien et  musicien ; Dubia Fortuna, venant de la ville de Prague avec des sons médiévaux des plus raffinés; Spectaculatius, ménestrels connus avec des histoires drôles et leur musique joyeuse ; Shri Magada, qui enchante le public avec son mystère et ses jeux magiques et Katrin Geilenkirchen avec son monde de contes fabuleux au grenier du château. Et il ne faut pas oublier : Olga, mendiante et original indescriptible ; Charivari, chevalier sur le dos de son dragon sur ses échasses, et également Terra Hossa, une troupe de musique qui représente un danger sérieux pour le ventre de ceux qui aiment rire.

L´attraction la plus grande du marché sera sans doute Pierre Schmidt, fauconnier connu du Château Gymnich. Il est sans pareil dans son genre et sera hôte du château le dimanche et le lundi de Pâques. Sa manière de faire voler ses oiseaux -  faucons, hiboux et aigles -, est unique.

Un marché immense et plus de 15 campements médiévaux seront le point culminant de toute cette animation multicolore.

40 à 50 marchands présenteront leurs marchandises particulières dans les deux cours du château et dans tous les parcs environnants. Avec beaucoup de savoir.- faire et d´habilité, ils nous feront voir des activités d’antan presque oubliées, telles que le tissage, le coulage de bronze, l´orfèvrerie, le tissage, le travail d´un savonnier et d´un tailleur de pierre, la construction d´un arc et la fabrication de fromage, de balais, d´armures et d´armes médiévales.

Les campements s´étendront sur plus de 3000 m2 et montreront la vie de tous les jours au Moyen Age, ainsi qu´au temps des Celtes et des Vikings - du bain dans un cuvier jusqu´aux nombreuses démonstrations de combats. Des chevaliers et leurs dames, des écuyers et des marchands, tous se feront un plaisir de raconter et d´informer sur la vie quotidienne d´autrefois. Tous répondent volontiers et avec beaucoup d´engagement aux questions des curieux.

De nombreux stands d´approvisionnement ainsi que la cuisine, le café et la taverne sous le porche du château seront présents pour le bien physique des visiteurs.

 

Heures d´ouverture :

Vendredi, 21.3. 12.00h – 20.00h, samedi, 22.3. 14.00h – 21.00h, dimanche de Pâques, 23.3. 11.00h – 21.00h, lundi de Pâques, 24.3. 11.00h – 20.00h

 

Octroi (prix d´entrée) :

Adultes € 6,50, enfants jusqu´à 12 ans € 3,00, visiteurs en habit médiéval € 4,00

Billet de famille vendredi et samedi : adultes € 5,00, enfants jusqu´à 12 ans € 2,00

Des parkings gratuits directement devant les portes du château seront en nombre suffisant à disposition.

 

Pour plus d´informations : sécrétariat Eyneburg, Chemin d´Emmaburg 26 – 4728 Hergenrath, Tél : 0032 (0)87 88 17 89 ou par e-mail : gaby.hartmann@eyneburg.com


Posté le 04/03/2008 | 31 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Auguste Pigeon 1858-1893

 

Pour un peut changer

J'ai retrouvé dans mon grenier quelques dessins de mon aïeul Auguste Pigeon 1858-1893

 

Auguste Pigeon (1858—1893)

 

Il est le fils de Jean-Baptiste Pigeon, et est né à Rochefort en 1858. II n'a que 10 ans au décès de son père. Avec son frère ainé Gustave, il fait des études moyennes â l'école des Frères de Rochefort et entre aux ateliers de menuiserie ébénisterie Michaux-Rameroix â Rochefort.

 A 20 ans, en 1878, Sur les conseils du Député permanent H. Poncelet et grâce â un subside de 100 F que lui octroie la commune de Rochefort, il entre l'Académie des beaux-arts de Louvain où son père s'était distingué.

 

 

Il ne tarde pas â s'y faire remarquer, taisant honneur au nom qu'il porte. Sur le conseil de ses professeurs il affronte après sa 1er année d'études le concours pour le Prix de Rome.

 

 

Sur 48 concurrents, il fut classé 12 em. Les progrès qu'il accomplit par la suite furent surprenants chaque année, ce qui justifia un octroi par la Commune de Rochefort d'un subside de 150 F en 1880, de 200 F en 1881, et de 200 F en 1882, sans compter un subside de la Province de Namur pour l'année 1883 ainsi, que l'octroi d'un livre d'art.

 

 

Son ardeur à l'étude et sa nature si richement douée pour toutes les choses de l'art lui faisaient vaincre toutes les difficultés. Sa dernière année à Louvain (1882-1883) fut particulièrement brillante. Clôturant sa 4e année d'études supérieures, il obtint les premiers prix d'excellence avec mention spéciale dans l'Art du dessin et de la Sculpture, prix sanctionné par l'octroi de deux grandes médailles en vermeil et de 20 volumes d'art.

 

 

Le succès était sans précédent dans les annales académiques la réception officielle qui lui fut faite Rochefort après ce grand succès fut remarquable.

 

 

C'est à cette époque qu'il fut chargé par le Directeur de l'Académie, N. Vanderlindon de exécution d'une des 9 statues symbolisant les 9 provinces destinées à flanquer le monument â Léopold 1er â Laeken.

 

 

 L'avenir lui apparaissait plein de promesse.

Hélas! La maladie Le surprend, i1 lutte mais doit abandonner le projet de Laeken. Rétabli, il fait le buste d'H. Poncelet, son protecteur, député permanent.

 

 

Tout lui était facile, tant en sculpture, qu'en peinture ou en musique.

Le dessin au fusain d'Alexandre Borsus en est le témoignage. Il sculpte la rampe d'escalier de l'hôtel de ville de Rochefort.

 

 

 Lors des festivals de la ville, il procède aux décorations artistiques des rues, la création des kiosques, aux illuminations

 

 

Puis vint l'exécution en 1887-1888 des 4 statues en granit ornant le piédestal du monument J. Breydel et P. Do Côninck à Bruges, exécution que lui confie le sculpteur P. dc Vinc.

 

 

S'étant installé à Dinant, il y exécute le buste du docteur Georges Cousot, l'apôtre de la démocratie chrétienne.

 

 

C'est sa dernière œuvre. La maladie inexorable contre laquelle il luttait avec tant de vaillance l'abat à Rochefort, le 18 juillet 1892 après 17 mois de terribles souffrances.

 

 

Cette vie étonnante et si brève ne fut qu'un calvaire, un combat continuel depuis sa tendre enfance combat de l'esprit où s'éveillait un jeune et vigoureux talent contre les mille obstacles jetés de tout côté sur sa route; combat du corps contre le mal qui le minait et qui le tua.

 

 

Sa pauvre mère, ses frères et sœurs et ses nombreux amis ont pleuré sa mort. L'un de ceux-ci caractérisa son caractère en termes émouvants

"Pour l'enjouement de son caractère, par la finesse et la "vivacité de son esprit pur, par son exquise bonté de cœur, "la douceur et la simplicité de son abord, Auguste Pigeon "s'était conquis l'amitié de tous ceux qui l'ont connu."


Posté le 25/01/2008 | 16 consultations | 1 commentaires | Voir et commenter l'article

Guédelon 2006

Ils bâtissent un château fort

Guédelon n'étant pas une restauration mais bien une construction à part à entière, il a donc fallu concevoir des plans pour le dépôt du permis de construire.

C'est Jacques Moulin, architecte en chef des monuments historiques, qui fut chargé de réaliser ces plans dans le respect des canons architecturaux de Philippe-Auguste.

Diplômé de l'Ecole pratique des hautes études dans laquelle il prépara une thèse sur Pierre de Montreuil et l'architecture du XIIIème siècle, Jacques Moulin fut l'un des premiers à avoir adhéré au projet.

 

 

Croquis du projet

 

Dimensions
une nouvelle vue tiendra prochainement
compte des modifications

"Ils ont retrouvé un site sauvage, une ancienne carrière boisée abandonnée de tous, un paysage de l'an mil.
Ils ont décidé qu'avec cette pierre et ce bois ils construiraient un château fort dans le respect des techniques du XIIIe siècle

 

 

Un photoshow sur la construction du château fort

voir

http://www.photoshow.net:80/watch/kK8bV2Cb

et site

http://jrichard.chez-alice.fr/

 

 

 

 

 

 

 


Posté le 08/11/2007 | 139 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Château de Castelnaud

Vacances 2006

        

   Le château de Castelnaud

C'est dans le contexte troublé de la croisade contre les Albigeois que Castelnaud apparaît dans l'histoire.
Le château est alors à la tête d'une seigneurie de moyenne importance; au nord, la Dordogne marque la frontière avec les terres des puissants barons de Beynac.
Le maître des lieux est alors Bernard de Casnac, ardent défenseur de la foi cathare et réputé pour sa cruauté. En 1214, le chef de la croisade albigeoise, Simon de Montfort, prend le château et y installe une garnison. Mais Casnac résiste et réussit à reprendre le château un an plus tard; il fait pendre toute la garnison de Montfort, avant d'être définitivement chassé lui-même par l'Archevèque de Bordeaux qui brûle le château.

 

 

 

 

 

 

 

 

L'élément le plus ancien est un bâtiment résidentiel de 8 x 11 mètres, en forme de tour, situé sur la face 0uest. Au-dessus de deux niveaux percés au XVIe siècle, de grandes baies remplaçant probablement de petites fenêtres, l'étage noble s'éclaire par cinq magnifiques baies à claire-voie, divisées en quatre par de jolies colonnettes à chapiteaux supportant de petits arcs plein cintre évidant les tympans sous arcs de décharge. Les deux baies côté cour sont plus richement décorées, l'arc de décharge y étant mouluré, et le tympan légèrement décaissé. Elles encadrent la cheminée qui chauffait la salle, dont subsiste la souche. Il s'agit ici de la grande salle, datable de la fin du XIIe siècle, qui abritait les séances des États du Quercy. La tour maîtresse voisine, toute simple, est carrée, de 7 m de côté. Ses 30 mètres sont divisés en cinq niveaux, dont un voûté sur ogives. Vraisemblablement non habitable, il s'agit d'une tour à vocation symbolique, affirmant la prééminence seigneuriale (tour-beffroi). Postérieure de peu à la tour résidence, elle est aujourd'hui masquée, vers l'extérieur, par les appendices du XVe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le bastion, ouvrage maçonné situé au nord de la courtine, accueille désormais sur sa large plate-forme tous les engins de guerre exposés jusqu'ici dans la basse-cour.
Cette scénographie est completée d'un mangonneau à roue. Le mangonneau est une fronde géante fonctionnant sur le principe du balancier comme le trébuchet à la différence que son contrepoids est fixe au lieu d'être mobile.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vue sur un pont de la Dordogne


Posté le 07/11/2007 | 25 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Liens des amis

 

Quelques sites concernant les fortifications

-Site concernant le Petit Ouvrage du Kerfent.

http://www.kerfent.com/

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-Site concernant l'abri du Bichel Sud.

http://bichel-sud.fr/

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- Site consacré au camp du Ban Saint-Jean

http://membres.lycos.fr/campdebansaintjean/

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- Site concernant les fortifications en Savoie

http://www.savoie-fortifications.com/

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Site du Pont Saint Louis

http://pontstlouis.blog4ever.com/blog/lesphotos-32534-1948330256.html

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Centre Liégeois d'Histoire et d'Archéologie Militaire. Site destiné aux amateurs de tous niveaux à tout ce qui touche à l'histoire et l'archéologie ...

http://www.clham.org/

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Fortissimus : Eben-Emael - Le plus puissant fort de guerre

http://www.fort-eben-emael.be/

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Site maginot Escaut Mont des Bruyère

http://maginotescaut.centerblog.net/

Site sur les Oflag

http://oflag.skynetblogs.be/

Quelques sites concernant le Médiéval

http://templierducomtedefranchimont.be.cx/

Bienvenue au château de Bouillon, pour y vivre un week end en arrière, avec les chevaliers templiers du comté de Franchimont ...

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Le Reliquaire

Le Reliquaire propose une large gamme d'articles cadeau et de décoration principalement axés sur le moyen-âge et les thèmes associés comme le Seigneur des ...

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La Table Ronde | Magasin Médiéval, Magasin Gothique, Boutique ...

Spécialisé dans le monde fantastique du médiéval, La Table Ronde est un magasin médiéval - (5 locations) qui offre à ses clients une vaste gamme de produits ...

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vêtement mode médiéval & gothique - Magasin / Boutique -

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http://objectif-medieval.skynetblogs.be/

Reportage sur diverses manifestation

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Très beau site a voir, sur des reportages de fêtes médiéval

http://www.medietaz.be/mod_gphoto2.php?action_gphoto2=rep

 

Site proposant des animations diverses

http://tribal.centerblog.net/

 


Posté le 06/11/2007 | 22 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Bouillon 2007

Bienvenue au château de Bouillon, pour y vivre un wekend en arrière, avec les chevaliers templiers du comté de Franchimont

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Pour tous contacts :: 0472 241 209

 

Oél : 087 37 68 97

GSM : 0472 899 457

Cliquer sur le lien suivant

 http://www.photoshow.net/viewshow/MM8xr2vp

   nouvelle version du photoshow de Bouillon avec rajout des photos

du 21 août           


Posté le 06/11/2007 | 36 consultations | 3 commentaires | Voir et commenter l'article

Fort d'Eben Emael 2

Suite de l'article de Joseph Thonus

 

Amortisseur du récupérateur de douilles de la coupole de 120

 

Des actions (erreurs) lourdes de conséquences

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        Le major Jottrand donne priorité aux corvées

        Le commandant du fort n'a pas été informé par l'échelon supérieur des renseignements alarmants du 9 mai (effervescence de la Wehrmacht dans l'après-midi de cette journée, en l'occurrence plusieurs unités serrant sur la frontière), pas plus que des activités militaires ennemies dans le secteur frontalier du Groupement K . En l'absence de la garnison de Wonck, qui le 10 mai vers 02 h 00 n'a pas encore rejoint le fort, il décide de commencer les déménagements prévus par les ordres du dossier d'alerte. Le personnel de piquet de tous les blocs de défense rapprochée du pourtour du fort et de Mi Nord et Mi Sud sont appelés devant la poterne. Cette décision prive temporairement le massif du fort de l'essentiel de sa défense terrestre (6 Mi, 1 FM et 4 projecteurs).

« Alerte générale »

      A l'arrivée des planeurs, le major Jottrand et quelques officiers se trouvant à la poterne du fort avec les hommes de corvée, aperçoivent des avions volant « moteurs calés ». Du téléphone du corps de garde, le commandant Hoterman ordonne aux MiCA d'ouvrir le feu « s'il s'agit d'avions allemands ». Le major Jottrand donne l'ordre de faire sauter les dispositifs de destruction du groupe : Eben-Emael (ponts de Canne, de Lanaye et de Petit-Lanaye) et fait rentrer tout le monde dans le fort. Rentrant dans son bureau administratif (caserne souterraine), il fait sonner par les sirènes « alerte avions ». Le commandant Vanderauwera ordonne l'alerte « attaque générale », ce qui doit entraîner le tir sur les glacis  des armes de tous les blocs de défense extérieurs. Or, c'est l'alerte « attaque massif » qu'il aurait fallu ordonner  ! Avec pour conséquences le déclenchement d'un tir général des pièces protégeant le massif. En combinaison avec les 6 Mi et 2 FM  balayant de leurs tirs le massif du fort, on peut imaginer ce que les tirs des 10 canons de 75 en « boîtes à balles »  et des 2 canons de 120 « fusant à évent zéro » auraient pu causer comme dégâts au groupe de l'opération « Granit », débarquant sans protection sur les superstructures du fort ! Encore eût-il fallu que ces ouvrages soient prêts et en mesure de tirer ! Si tel avait été le cas, avec les moyens dont disposait le fort, les planeurs et leurs occupants auraient été anéantis en quelques minutes !.

 

       Les ouvrages n'étaient pas prêts à entrer en action

 

       Tout d'abord on n'avait pas ouvert les premières caisses de munitions ! Il faut savoir que toutes les munitions, quelle qu'en soient la nature, sont stockées dans des caisses scellées (emballage de sécurité contre l'humidité ).

       Chacun savait qu'il n'était pas question de desceller les caisses sans un ordre ! Si lors d'une alerte, l'on descellait des caisses, après la fin de l'alerte c'était tout un drame pour les faire resceller par les services spécialisés, aussi on y regarde à deux fois. C'est ainsi que, même le 10 mai, le chef du bloc VI se voit infliger des reproches en provenance du PC parce qu'il avait ouvert quelques caisses ! Au bloc Mi Nord, le brigadier Petry reçoit l'ordre du PC de ne pas ouvrir les caisses. Aussi les mitrailleuses ne seront-elles pas chargées !

       Quelle est donc la situation des ouvrages du massif au moment où apparaissent les planeurs ennemis ?

       Défaillances techniques et manquements aux ouvrages de superstructure

      A Coupole Nord : on se prépare à effectuer un tir « boîtes à balles » mais ... incident ! Le monte-charge est bloqué, un pourvoyeur ayant mal disposé les munitions dans la noria . La coupole sera neutralisée pendant le dépannage. En fait, bien qu'ayant subi les explosions de deux charges creuses de 50 Kg, la coupole avait bien résisté. Non seulement son blindage n'avait pas été percé mais elle était encore en état de fonctionner et, par un pur hasard, le personnel n'avait pas été atteint par les effets des explosions. En réalité ce fut l'attaque de son débouché d'infanterie qui causa l'abandon de l'ouvrage. Et pour cause : grilles, portes de sas, chariots de munitions et cage de monte-charge étaient hors service. Normalement l'entrée du débouché d'infanterie était défendu par un FM dont les tirs devaient en interdire l'accès. Cependant, à l'aube du 10 mai, alors que les aéroportés attaquaient les ouvrages de superstructure, le poste FM était inoccupé ! Ce manquement permit à un sous-officier parachutiste de faire sauter la grille de protection avec une charge de 3 kg et de placer une charge creuse, de 12,5 kg, au pied de la porte renforcée. L'explosion ravagea le niveau de la noria. Remarque : des travaux de restauration ayant eu lieu en 1998 ont permis d'effectuer une analyse approfondie des effets des explosions et par conséquent du déroulement de l'attaque de cet ouvrage, jusque-là inaccessible. Il en résulte sans conteste que :

- le barrage de poutrelles était en place (arraché par l'explosion)

- le défenseur n'était de ce fait pas à son poste (plus de vue vers l'extérieur)

- la porte renforcée n'était pas verrouillée (verrous demeurés intacts)

- un seul mort, le brigadier Biesman qui débloque le monte-charge au niveau de la noria.

- de par son emplacement par rapport à celui de la charge creuse, si le tireur FM avait occupé sa place, il aurait été déchiqueté.

NB : cette coupole est à ce jour encore en état de se mouvoir (éclipse et orientation). In fine, après avoir manqué sa première mission par manque de personnel (salves d'alertes), Coupole Nord n'aura pas tiré un seul obus !

 

     A Coupole Sud :

 

 

Hormis le petit incident lors du tir des salves d'alerte, c'est le seul ouvrage qui est en mesure de tirer durant les deux jours de combat, ce qui gène fortement les attaquants.

La capacité opérationnelle de la coupole 120, une merveille de technologie

Avant guerre, la même impression d'admiration gagnait les rares visiteurs « privilégiés » ayant eu l'occasion de pénétrer dans la coupole de 120. « C'est cela qu'il faut voir » tout marche à l'électricité ! On pousse sur un bouton et les canons se placent en position de tir. On pousse sur un autre et l'obus monte avec la charge à hauteur de la culasse. Un troisième bouton et l'obus est refoulé dans la chambre du canon. Une pression sur un quatrième bouton et voilà que toute la coupole tourne en un mouvement si doux qu'on a l'impression de ne pas bouger ! Plus que l'épaisseur des voûtes et des cuirasses, ce qui étonnait le visiteur c'était la propreté du matériel tout neuf et surtout le mécanisme perfectionné qui permettait à l'ouvrage de se mettre en action avec une extrême rapidité. Qu'en fut-il le 10 mai 1940 ?

Lorsque la coupole reçoit l'ordre de tirer (04 h 25) les incidents commencent :

1° On se rend compte que les monte-charge sont déréglés (problème de noria).

2° Le déboucheur apprête son matériel et s'aperçoit que les lames de la pince du débouchoir  ont disparu ! L'évent le plus petit au débouché est de 15'', ce qui correspond à environ 6 km de portée .

3° On réalise qu'il n'y a pas moyen de déclencher le contre-poids de lancement du refouloir ! L'embrayage reste calé, malgré les efforts des hommes. On tente alors d'effectuer la manoeuvre de chargement manuellement mais la puissance de refoulement de l'obus étant insuffisante, ce dernier ne s'engage pas dans les rayures du tube et retombe sur le refouloir. Impossibilité de charger ! «  Coupole 120 manque » ! Lorsque le chef de pièce informera le PC de la progression des aéroportés allemands vers sa coupole, le PC ordonnera «  défendez-vous comme vous le pouvez ». Cette coupole, dotée d'une cuirasse de plus de 400 tonnes d'acier, sous laquelle se trouvent des canons jumelés d'une puissance de feu égale à une batterie de 120 , en sera réduite au tir à la carabine d'un homme, visant par le logement d'une lunette de pointage « manquante » !!!

 

Maastricht I

 

 

 

Au moment de l'alerte, elle est occupée par une équipe presque complète, mais à 02 h 30 elle reçoit l'ordre d'envoyer la moitié de son personnel dans la cour, devant la poterne, pour renforcer les corvées. De ce fait, les hommes restants sont trop peu nombreux pour servir la casemate, qui sera neutralisée par une charge creuse de 12,5 kg avant d'avoir reçu le moindre ordre de tir.

 

      Maastricht II

 

 

 

Il y manque 12 hommes, mais elle reçoit du personnel de renfort de Maastricht I. Les fonctions des membres du groupe présent sont mal définies. Dès le début de l'attaque la cloche d'observation, dont la lunette manque, est détruite par une charge creuse de 50 kg. Simultanément, une attaque par charge creuse de 12,5 kg détruit une embrasure de la casemate. L'ouvrage est neutralisé avant d'avoir pu tirer un seul coup.

 

       Visé I

 

 

Il y manque 12 hommes, à l'instar de Maastricht 2. Bien que disposant d'un important secteur de tir sur le massif du fort, Visé I est dépourvu de « boîtes à balles ». Faute d'objectif désigné, on tire donc « fusant à évent zéro » pour occuper le personnel. Bien que son orientation (vers Visé) ne présente aucun danger pour l'opération ennemie, l'intervention de la casemate attirera sur elle l'attention des aéroportés. Conscients du danger, ceux-ci mettent les pièces hors d'usage en introduisant des charges explosives dans les tubes à 09 h 00 et à 17 h 00.

 

     Visé II

 

 

 

L'équipe est pratiquement au complet. Située au Sud du massif, orientée vers Visé et n'ayant de surcroît pas tiré, cette casemate ne sera pas inquiétée par l'ennemi.

 

     Mi Nord

 

 

Ne sont à leur poste qu'un brigadier et quatre hommes non qualifiés, sur un effectif de 2 sous-officiers et 12 hommes. De toute évidence, c'est insuffisant pour assurer le service de 3 mitrailleuses, 1 fusil-mitrailleur et 2 projecteurs, mais les deux observateurs d'Eben II sont à leur poste. Ordre est donné de ne pas ouvrir les caisses de munitions ! Lors de l'attaque ennemie par charges creuses sur la cloche d'observation et sur les embrasures, les armes ne sont donc pas chargées !

 

     Mi Sud

 

 

L'équipe de piquet à son poste dans l'ouvrage, est rappelée à 02 h 30 pour effectuer des corvées (3 brigadiers et 11 soldats). L'ouvrage est vide lors de l'attaque ennemie par lance-flammes et charges creuses.

 

     Les Mi CA

 

 

 

L'adjudant Longdoz dispose de 4 mitrailleuses. Voyant apparaître des « avions », il demande par téléphone l'autorisation d'ouvrir le feu . Il lui est répondu de ne tirer que s'il voit distinctement les signes de nationalité étrangère. Les planeurs portent bien des croix noires sur le fuselage, mais si petites, que dans l'aube naissante on ne les distingue pas ... ou trop tard ! Enfin, l'ordre de tirer est donné par le commandant Hotermans. Les MiCA tirent mais, mal réglées, seules les Mi 1, 2 et 4 parviennent à cracher ensemble une cinquantaine de cartouches et ... s'enrayent ! Il est déjà trop tard, les planeurs sont sur le point d'atterrir;  l'un d'eux passe si près qu'il arrache de son aile une mitrailleuse de son socle. Les aéroportés bondissent de leurs planeurs en tirant et en hurlant. Surpris par les tirs de mitraillettes et les lancements de grenades, les MiCA ne disposant que de leurs carabines, sont bien vite réduits à l'impuissance. Il en est de même des hommes se trouvant encore dans le baraquement Graindorge , où se trouvent un téléphone et deux mitrailleuses de réserve. A l'arrivée des planeurs, le baraquement aurait dû être vide, mais il y restait encore quelques hommes. Probablement certains « MiCA » préféraient-ils attendre la fin de l'alerte à l'abri, plutôt qu'en plein air ?

 

Quels étaient les obstacles de défense dont disposait le fort ?

 

Du côté canal, la tranchée de Caster, dont la pente abrupte mesure 60 mètres, constitue un obstacle infranchissable . De plus, Canal Nord et Canal Sud tiennent le canal Albert sous leurs feux. Sur le flanc Ouest, faisant face aux points d'appui du 2e Grenadiers, du bloc II au canal, le fossé « humide » de 10 mètres de large est inondé sur une profondeur de 4 mètres par les eaux du Geer. Le flanc du massif, très escarpé, est couvert par les armes des blocs I