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Catégorie Auguste Pigeon 1858-1893: La vie de mon aieul

Auguste Pigeon 1858-1893

 

Pour un peut changer

J'ai retrouvé dans mon grenier quelques dessins de mon aïeul Auguste Pigeon 1858-1893

 

Auguste Pigeon (1858—1893)

 

Il est le fils de Jean-Baptiste Pigeon, et est né à Rochefort en 1858. II n'a que 10 ans au décès de son père. Avec son frère ainé Gustave, il fait des études moyennes â l'école des Frères de Rochefort et entre aux ateliers de menuiserie ébénisterie Michaux-Rameroix â Rochefort.

 A 20 ans, en 1878, Sur les conseils du Député permanent H. Poncelet et grâce â un subside de 100 F que lui octroie la commune de Rochefort, il entre l'Académie des beaux-arts de Louvain où son père s'était distingué.

 

 

Il ne tarde pas â s'y faire remarquer, taisant honneur au nom qu'il porte. Sur le conseil de ses professeurs il affronte après sa 1er année d'études le concours pour le Prix de Rome.

 

 

Sur 48 concurrents, il fut classé 12 em. Les progrès qu'il accomplit par la suite furent surprenants chaque année, ce qui justifia un octroi par la Commune de Rochefort d'un subside de 150 F en 1880, de 200 F en 1881, et de 200 F en 1882, sans compter un subside de la Province de Namur pour l'année 1883 ainsi, que l'octroi d'un livre d'art.

 

 

Son ardeur à l'étude et sa nature si richement douée pour toutes les choses de l'art lui faisaient vaincre toutes les difficultés. Sa dernière année à Louvain (1882-1883) fut particulièrement brillante. Clôturant sa 4e année d'études supérieures, il obtint les premiers prix d'excellence avec mention spéciale dans l'Art du dessin et de la Sculpture, prix sanctionné par l'octroi de deux grandes médailles en vermeil et de 20 volumes d'art.

 

 

Le succès était sans précédent dans les annales académiques la réception officielle qui lui fut faite Rochefort après ce grand succès fut remarquable.

 

 

C'est à cette époque qu'il fut chargé par le Directeur de l'Académie, N. Vanderlindon de exécution d'une des 9 statues symbolisant les 9 provinces destinées à flanquer le monument â Léopold 1er â Laeken.

 

 

 L'avenir lui apparaissait plein de promesse.

Hélas! La maladie Le surprend, i1 lutte mais doit abandonner le projet de Laeken. Rétabli, il fait le buste d'H. Poncelet, son protecteur, député permanent.

 

 

Tout lui était facile, tant en sculpture, qu'en peinture ou en musique.

Le dessin au fusain d'Alexandre Borsus en est le témoignage. Il sculpte la rampe d'escalier de l'hôtel de ville de Rochefort.

 

 

 Lors des festivals de la ville, il procède aux décorations artistiques des rues, la création des kiosques, aux illuminations

 

 

Puis vint l'exécution en 1887-1888 des 4 statues en granit ornant le piédestal du monument J. Breydel et P. Do Côninck à Bruges, exécution que lui confie le sculpteur P. dc Vinc.

 

 

S'étant installé à Dinant, il y exécute le buste du docteur Georges Cousot, l'apôtre de la démocratie chrétienne.

 

 

C'est sa dernière œuvre. La maladie inexorable contre laquelle il luttait avec tant de vaillance l'abat à Rochefort, le 18 juillet 1892 après 17 mois de terribles souffrances.

 

 

Cette vie étonnante et si brève ne fut qu'un calvaire, un combat continuel depuis sa tendre enfance combat de l'esprit où s'éveillait un jeune et vigoureux talent contre les mille obstacles jetés de tout côté sur sa route; combat du corps contre le mal qui le minait et qui le tua.

 

 

Sa pauvre mère, ses frères et sœurs et ses nombreux amis ont pleuré sa mort. L'un de ceux-ci caractérisa son caractère en termes émouvants

"Pour l'enjouement de son caractère, par la finesse et la "vivacité de son esprit pur, par son exquise bonté de cœur, "la douceur et la simplicité de son abord, Auguste Pigeon "s'était conquis l'amitié de tous ceux qui l'ont connu."


Posté le 25/01/2008 | 16 consultations | 1 commentaires | Voir et commenter l'article

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