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Catégorie BV Vesdre: Desccription de l'abri contre irruption BV Vesdre ( intervalle Becco - Vesdre )

Abri BV Vesdre (Pepinster)

(Documents Emile Coenen et Franck Vernier)       

 ( photos Georges Huygen)

 

Petite description de l'abri BV Vesdre.

 intervalle Becco-Vesdre

 

Cette casemate est implantée à flanc de colline au lieu dit « Louhaut ».

 

 

 Cet endroit est à proximité du tunnel de la ligne de chemin de fer Verviers - Liège. Elle est encastrée dans la colline, au pied de laquelle coule la rivière dont elle porte le nom. (La Vesdre )

 

 

 

 

BV Vesdre est construit par l'entrepreneur Henri Wuidar domicilié à Wandre. Les travaux ont débuté le l5 janvier 1935 et se sont terminés le 1 juin 1935 pour un coût total de l36000frs.

 

 

La casemate Vesdre est à deux étages. Un sentier, créé dans la colline, mène à l'entrée qui se fait par l'étage supérieur.

 

 

 

 

 

 

L'entrée, creusée dans la roche, est un sas muni des deux portes déjà citées.

 

 

L'entrée

 

 

Le sas, les deux portes ont disparues

 

 

Après ce sas, on trouve le local du phare ainsi que le puits de la cloche de guet

 

 

 

 

 

 Le puits de la cloche de guet

 

 

 

 

le local de la mitrailleuse Maxim, placée sur un affût F.R.C., et un créneau pour un F.M, celui-ci est orienté pour tirer sur le débouché du tunnel de chemin de fer

 

 

Exemple de support FRC (Fonderie Royale des Canons)

Abri VM 6

 

 

 

 

Un porte voix

 

 

Une des prises d'air du local FRC

 

 

Gaine lance grenades

 

 

Du puits de la cloche, des échelons descendent vers l'étage inférieur,

A ce niveau, trois locaux sont aménagés.

 

 

Le premier est la chambre de tir du canon de 47 mm sur son affût de casemate et l'emplacement de l'issue de secours.

 

 

 

 

Exemple d'un canon de 47 mm sur son affût

Musé du cinquantenaire à Bruxelles

 

 

 

Vue sur la Vesdre et le pont de chemin fer

 

 

La sortie de secours

 

 

Le second est en fait le W.C.

 

 

et le troisième le local du ventilateur.

 

 

La conduite de ventilation et accès au local de détente

 

 

 

 

Vestige d'une applique murale

 

 

Cette casemate est aussi reprise comme observatoire du fort de Tancrémont et est donc fortement modifiée en 1939.

 

 

Vue partiel de l'abri

 

 

 Le créneau pour un F.M

 

 

Issue de secours de l'abri

 

Elle  est raccordée au réseau électrique suite à l'adoption d'un nouveau type de phare.

 

La route quelle protège contre I' irruption est fermée par un double barrage de câble. Mais, dans les tiroirs de l'administration communale de Cornesse sommeille un vieux projet. Pour supprimer le passage à niveau qui traverse cette route, l'administration songe à en modifier le tracé ou â en construire une nouvelle. Un événement inattendu va permettre la concrétisation de cette idée.

En 1936, le chômage fait déjà des ravages. Pour l'enrayer, le Ministre du Travail de l'époque, Monsieur Henri de Man, propose d'employer des chômeurs à des tâches bien déterminées. Son plan consiste â entreprendre des grands travaux d'ordre public. Le plan est accepté et il porte même le nom du ministre. Celui-ci conçoit aussi l'office de Résorption Économique et du Chômage. L'administration communale de Cornesse en profite pour ressortir son ancien projet.

 

 

 

 

Une des deux bornes à câbles, subsistant encore

 

 

 

 

La seconde, cachée dans le bas côté de la route

 

Ce projet étant accepté, la nouvelle route est entamée mais ne fait pas que des heureux. Les propriétaires des terrains sur lesquels passe cette route sont forts réticents à les vendre. Au niveau militaire, le changement d'orientation de la route oblige la Défense Nationale à réétudier l'action des armes de la casemate et l'ancienne obstruction routière n'est plus efficace. A l'endroit le plus étroit de cette nouvelle route, un barrage de barrières spéciales en acier, appelées « élément C » ou « barrière Cointet », est mis en place. Au travers de la ligne ferroviaire, un obstacle antichar constitué de tétraèdres est prévu.

 

 

 

 

Élément C ou Barrière Cointet

 

Ils n'arriveront jamais, La Défense Nationale estime que la barrière du passage à niveau est insuffisante pour bloquer un véhicule. Le 8 janvier 1938, la Société Nationale des Chemins de Fer renforce cette barrière. Cette nouvelle obstruction coûte 2.940 francs. L'étude du nouveau champ de tir des armes de la casemate est terminée. II s'avère que la maison du garde barrière gêne considérablement le tir et rend impossible l'action du canon sur l'obstruction routière barrant la seconde route. Il est donc ordonné de démolir cette maison. Seulement pour pouvoir la détruire, il faut que la Défense Nationale en devienne propriétaire. Elle le deviendra à la fin de 'été 1939.

Voila ceci était une petite description de l'abri contre-irruption

BV-Vesdre

 

Pour plus d'informations sur la PFL, rendez vous sur le site du CLHAM

http://www.clham.org 

 

ou procurer vous les livres

La position fortifiée de Liège

Les abris de la P.F.L. 1, 2,3 et 4

 

 


Posté le 01/04/2008 | 25 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

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